Le Grand-Duché de Luxembourg est un État « démocratique, libre, indépendant et indivisible ». Cette formule ouvre la Constitution et fournit le point de départ d'une qualification de l'État dans une réponse écrite. Elle réunit quatre caractères dans un même article : il faut donc citer l'article 1er de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026, lorsque l'un de ces caractères est en cause. Le texte ne détaille pas dans cet article les conséquences particulières de chacun d'eux. Une réponse fondée sur l'article 1er doit s'en tenir à ce qu'il énonce.
La forme politique est précisée séparément. Le Grand-Duché est placé sous le régime de la démocratie parlementaire et a la forme d'une monarchie constitutionnelle. L'État est fondé sur les principes d'un État de droit et sur le respect des droits de l'Homme. Ces quatre éléments figurent à l'article 2 de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026. Dans une réponse, distinguer le régime de démocratie parlementaire, la forme de monarchie constitutionnelle et les deux principes fondateurs permet de restituer le texte avec précision, sans assimiler ces notions.
La souveraineté réside dans la Nation, dont émanent les pouvoirs de l'État. Cette formulation est celle de l'article 3 de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026. La question « où réside la souveraineté ? » appelle donc la Nation comme réponse. La question « d'où émanent les pouvoirs de l'État ? » renvoie au même article et à la même Nation. Le libellé de l'article ne donne ici ni liste des organes de l'État ni répartition détaillée de leurs compétences : ces questions appellent d'autres dispositions.
La langue du Grand-Duché est le luxembourgeois. La loi règle l'emploi des langues luxembourgeoise, française et allemande, selon l'article 4, paragraphe 1er, de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026. Le même article désigne le drapeau tricolore rouge, blanc, bleu comme emblème national, renvoie à la loi pour les armoiries et nomme « Ons Heemecht » comme hymne national (article 4, paragraphes 2 à 4, de la même Constitution et de la même version). Il convient de ne pas confondre l'affirmation constitutionnelle sur la langue avec le renvoi à la loi concernant l'emploi des trois langues.
Le Grand-Duché participe à l'intégration européenne. L'exercice de pouvoirs de l'État peut être transféré à l'Union européenne et à des institutions internationales par une loi adoptée dans les conditions de l'article 131, alinéa 2. Les deux phrases appartiennent à l'article 5 de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026. Pour traiter une question sur un transfert, il faut ainsi rapprocher l'article 5 de l'article 131, alinéa 2, sans déduire du seul article 5 que tout transfert serait automatique.
La Constitution prévoit enfin quelques repères territoriaux et institutionnels directs. Une cession, un échange ou une adjonction de territoire requiert une loi adoptée à la majorité qualifiée (article 6 de la Constitution du Grand-Duché de Luxembourg, version consolidée au 29 août 2026). La loi détermine les limites et les chefs-lieux des cantons, des communes et des arrondissements judiciaires (article 7 de la même Constitution et de la même version). La Ville de Luxembourg est la capitale et le siège des institutions constitutionnelles (article 8 de la même Constitution et de la même version). Ces articles permettent de distinguer une règle portant sur une modification du territoire, un renvoi à la loi pour les divisions territoriales et la désignation constitutionnelle de la capitale.